Une télévision officielle a été la cible mercredi d'un attentat sanglant près de Damas, le premier du genre en 15 mois de révolte en Syrie, au centre d'une réunion internationale prévue samedi à Genève.
Alors que le conflit ne cesse de gagner en intensité, faisant des centaines de morts ces deux dernières semaines, la situation ressemble de plus en plus à une guerre civile avec la multiplication des violences confessionnelles, a estimé la Commission d'enquête internationale mandatée par l'ONU.
Dans la matinée, dans une attaque inédite visant une chaîne de télévision officielle, trois journalistes et quatre gardiens du siège d'Al-Ikhbariya près de Damas ont été tués et "d'autres personnes enlevées par des terroristes", selon l'agence officielle Sana.
"Les groupes terroristes armés ont déposé des charges explosives dans des locaux et incendié d'autres. Ils ont tué des journalistes en tirant sur eux", a affirmé le ministère de l'Information.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a parlé d'"une attaque aux obus" contre Al-Ikhbariya qui a continué à diffuser ses programmes.
Les médias en Syrie sont officiels ou proches du régime et, comme ce dernier, ne reconnaissent pas l'ampleur de la contestation assimilée à du "terrorisme".
Les Etats-Unis ont dénoncé cette attaque, en soulignant "condamner tous les actes de violence, y compris ceux qui ciblent des éléments du régime".
Reporters sans frontières et Amnesty International ont également souligné séparément que les médias ne devaient pas être pris pour cibles même s'ils s'agissaient d'instruments de propagande.
AFP




