DCMF et ALjazeera: ouverture de la conférence régionale en célébration du 2 novembre

DCMF et ALjazeera: ouverture de la conférence régionale en célébration du 2 novembre

DCMF et Al Jazeera commémorent la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes.
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Mme.Hanan Al Yafei, responsable de la direction de la documentation et de la plaidoirie auprès du Centre de Doha pour la Liberté des Medias, a déclaré lors d’un discours prononcé aujourd’hui à la session d'ouverture de la conférence portant  sur le journalisme professionnel ''que la situation actuelle des médias exige des esprits critiques et d’énormes engagements en faveur de la sécurité des journalistes partout dans le monde et essentiellement dans le monde arabe.

Elle ajoute à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’impunité des crimes contre les journalistes que « le phénomène de l'impunité s’est accru dans l’absence de toute poursuite contre les violations menées contre les journalistes qui ont secoué l'opinion publique ».

Al Yafei précise ;« nous avons besoin que tous s’engagent à nouveau à créer un environnement libre et sûr pour les journalistes. Nous devons nous mobiliser pour mettre en œuvre le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité

Aujourd'hui, nous assistons malheureusement à une véritable détérioration du discours médiatique dans la région arabe ».

En ajoutant que certains médias contribuent à ce préjudice par la promotion de fausses informations et la diffusion d’un discours discriminatoire.

« La crise du Golfe actuelle en est le meilleur témoin, face aux menaces délibérément menées contre un certain nombre de médias et à la falsification des informations, ainsi que l’injonction des pays du blocus appelant à la fermeture de certains organismes parmi lesquels la chaine Al-Jazeera, en violation de toutes les valeurs et les règles éthiques de la profession. Sans oublier l’interdiction de toutes expressions de Sympathie envers l'Etat du Qatar », a-t-elle affirmé.

Organisée par le Centre de Doha pour la Liberté des Médias en collaboration avec le Centre Al Jazeera pour les libertes et les droits de l'homme, le dit seminaire a reunit des représentants des organisations de défense des droits de l'homme, des universitaires et des représentants de la société civile.

Les pays du siège sont en difficulté

De sa part , Dr .Mustapha Souag, directeur général par intérim d’Al-Jazeera, a déclaré le directeur général d'Al Jazeera Network Agir « L'environnement médiatique s’’est degrade encore plus a ce qu’’il était auravant.

Les années précédentes, en raison de la répression systematique contre les  médias et les citoyens, tout les auteurs demeurent  impunis, nous renouvelons notre appel des enquêtes sérieuses contre les auteurs des violations contre les journalistes eux et la libération des détenus et l'indemnisation pour toutes les victimes ».

Dr .Mustapha Souag,a souligné l'une des revendications les plus incensées - 'l ultimatum de la fermeture de la chaine Al Jazeera - sans avoir eu recours contre ladite chaine à l'exception des plaintes de l'Egypte sans trouver aucune explication". 

350 journalistes tués au cours de l'année dernière

Dans le même contexte, John Yearwood président du Conseil d 'administration de l'Institut International de la Presse a annoncé qu'il y'avait environ 350 journalistes qui ont été tués l'an dernier, 120 autres journalistes se trouvent derrière les barreaux en Turquie, et beaucoup d'entre eux sont accusés arbitratiment, et leur crime est le fait d'etre journaliste.

Mr. Yearwood a également souligné lors de son discours que l'organisation internationale  IPI suit avec intérêt l'arrestation du journaliste de la chaine Al Jazeera Mahmoud Hussein par les autorités égyptiennes et a rappelé la nécessité de sa remise en liberté .

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