Le Comité National des Droits de l’Homme a annoncé hier le lauréat du prix « Al Jaber » baptisé en son nom en hommage au martyr des médias, Ali Hassan Al Jaber.
Le prix a été décerné à Mohammed Othman, photographe palestinien, paralysé suite à une balle tirée par un sniper israélien alors qu’il filmait les événements d’une manifestation en Cisjordanie.
Pour en savoir plus sur le prix « Al Jaber » et son lauréat, le Centre de Doha pour la Liberté des Médias s’est entretenu avec Sultan Hassan Al Jamali, directeur des affaires administratives et financières du Comité Nationale des Droits de l’Homme.
Comment avez-vous eu l’idée d’organiser un prix baptisé au nom d’Ali Al Jaber et pourquoi ?
L’idée nous a été proposée par le président du Comité Ali Al marri smaikh en hommage à Ali Hassan Al Jaber dont le dévouement professionnel fut exceptionnel.
Quels sont les critères de sélection ?
La candidature au prix est ouverte à tous, journalistes, militants et juristes du Qatar, des pays arabes et étrangers.
Le prix « Al Jaber » entend valoriser les travaux et les activités significatives en matière des droits de l’homme visant la détection des injustices et des violations graves.
Les demandes de candidatures sont déposées partir du mois de janvier jusqu’ à mi février de chaque année.
Comment déposer une candidature ?
Vous pouvez envoyez les demandes via notre site internet, un conseil d’administration et un comité technique examinera les candidatures pour déterminer qui mérite de participer à la compétition.
Qui sont les membres du conseil d’administration ?
Le conseil d’administration est composé du président du comité national des droits de l’homme, et de Dr. Nasser Al Othman , du directeur de Qatar Tv Abderrahmane Al Kouwari et du directeur général de la chaine Al Jazira, Cheikh Ahmad Ben Jasem Al Thani.
Tandis que la commission technique est composée des membres du Comité National des Droits de l’Homme parmi eu Mohamed Hamad El Murri, Rania Fouad et le journaliste Anwar Al Khatib.
Le jury distingue parmi les candidats le grand gagnant il peut également décerner des mentions et des prix spéciaux.
Quel est la nature des œuvres présentées à la commission et quel a été le nombre des candidats ?
Concernant la liste de cette année nous avons eu quarante trois candidats, seulement six d’entre eux ont pu atteindre la finale des éliminatoires car certains travaux n’avait pas le niveau requis et ne répondaient pas aux exigences de la commission.
Qu’en est –il de la nationalité des candidats?
Parmi les six candidats finalistes il y’ a des journalistes syriens, un metteur en scène du Qatar, un metteur en scène soudanais et un photographe palestinien.
Pensez-vous élargir la portée du prix et augmenter le nombre des candidats ?
Nous avons ouvert la voie à tous ceux qui souhaitent participer, nous cherchons à avoir cent candidatures par an et nous tenons à avoir des œuvres de grande qualité qui seront à la hauteur du prix Al Jaber.
Hier, vous avez annoncé le gagnant de cette année un caméraman palestinien comment il a été choisi et nommé pour ce prix ?
Le lauréat du prix al Jaber cette année est le photographe palestinien Mohamed Othman.
Il a été proposé par le Centre de Doha pour la Liberté des Médias, qui a suivi de prés son état de santé et qui a également tenu à lui assurer un soutien moral et matériel depuis les premiers jours de l’incident.
Othman nous a envoyé ses travaux qui étaient excellents et qui lui ont permis de gagner.
Comment avez-vous procédé à l’annonce du prix y 'a-t-il un plan pour étendre son annonce à l’avenir ?
Nous avons annoncé le prix Al Jaber par les médias locaux et arabes et sur le site internet du comité.
Cette année, l’annonce a été effectuée lors de la conférence mondiale pour la protection des journalistes qui s’est tenue à Doha en mois de janvier dernier. Nous tenons à mobiliser le plus grand nombre d’organismes et de personnes et nous veillons à ce que les travaux sélectionnés puissent être valorisés dans le cadre de cette action.




