L'éthique, le discours de la haine, la sécurité des journalistes au cœur des débats à Doha

L'éthique, le discours de la haine, la sécurité des journalistes au cœur des débats à Doha

Des experts internationaux, des journalistes ont soulevé hier plusieurs sujets parmi lesquelles la sécurité des journalistes, l’éthique journalistique,le discours de la haine à travers les réseaux sociaux.
article image

Des experts internationaux, des journalistes et des représentants d'organisations œuvrant pour la liberté des médias ont soulevé hier un grand nombre de sujets parmi lesquelles des questions relatives à la sécurité des journalistes, à l’éthique journalistique, au discours de la haine à travers les medias et les réseaux sociaux.

Les intervenants ont déclaré à l’unanimité que la campagne menée par les pays du blocus contre la chaine Al-Jazeera et l’ultimatum réclamant sa fermeture représente une grave détérioration de la situation des médias arabes.

Ceci, lors des sessions de discussions tenues à l’occasion de la conférence régionale en célébration de la journée internationale pour la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, organisée par le centre Al Jazeera pour les libertés et les droits de l’homme en collaboration avec le Centre de Doha pour la Liberté des Médias, à l’hôtel Ritz, à Doha.

Au cours des travaux de la conférence, le Centre de Doha pour la Liberté des Médias a présidé la troisième session.

Dirigée par le journaliste qatarien Mr.Abdul Aziz Al-Sayed, la dite session a connu la participation du Dr.Rabia Al-Kuwari, professeur à l'Université du Qatar, Dr. Fawzi Ousadiq, responsable des relations internationales et du droit international humanitaire au Croissant-Rouge du Qatar, et Mr. Fahd Al Emadi, rédacteur en chef adjoint du journal Al Watan.

Les débats ont porté essentiellement sur la liberté d'expression et le discours des médias des pays du blocus à la lumière de la crise du golfe actuelle.

 A cet effet, Dr.Rabia Al-Kuwari a précisé :" qu’à l’heure actuelle, nous vivons une crise morale et une véritable crise d'information".

 

Il a Souligné que: '' les réseaux sociaux ne se limitent plus à une personne et que durant la crise du golfe actuelle il s’est avéré qu’un grand nombre de faux comptes existaient sur internet ".

De sa part Mohammed Krishan, célèbre journaliste à la chaine Al Jazeera et membre du Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ), a mentionné lors de son intervention « l’éxistence d'un alignement d'états entre les médias qui ont soutenu le printemps arabe et ceux en faveur du statu quo et des régimes tyraniques ».

Il a également noté que ''la crise du Golfe impose la nécessité de protéger les institutions médiatiques, comme le cas de la chaine Al Jazeera, soulignant que les pays du blocus demandent la fermeture de ladite chaine ''.

Lors de la deuxième session du séminaire portant sur les défis de la couverture médiatique en temps de crise,  Tom Law, directeur du réseau du journalisme éthique, a exhorté les médias à faire preuve de plus de transparence dans leurs discours médiatiques  et à développer plus d’efforts face aux différents  risques encourus.

Pour sa part, Duthia Karimtsas du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à l'importance du droit international humanitaire dans la protection des journalistes dans les zones de conflits et de guerres.

Elle a appelé à la sensibilisation de l'importance de la formation dans ce domaine.

Durant la conférence, un stand dédié au Centre de Doha pour la Liberté des Médias a été animé sur place par des publications et des présentations télévisées relatives aux activités du Centre.

Des "journalistes Juniors" ont également participé à ladite conférence, parrainé par le DCMF à travers son programme portant sur l'éducation médiatique ces jeunes étudiants ont mené des interviews avec un certain nombres de personnalités présentes à l'évenement.

 

A l’issue des sessions de discussions, les participants ont élaboré un certain nombre de recommandations, parmi lesquelles ;

  • L’adoption de la Déclaration universelle des Nations Unies pour la protection des journalistes
  • La nécessité d'activer les conventions internationales et les codes de conduite professionnelle pour combattre la détérioration des médias, particulièrement dans la région arabe.
  • Promouvoir les valeurs professionnelles et éthique journalistique,
  •  Promouvoir des ateliers de formation en faveur des journalistes et l'activation du rôle des institutions médiatiques à cet égard.
  • La nécessité de protéger les institutions médiatiques contre l'incitation à la haine,
  • l'activation du droit international ainsi que des mécanismes de responsabilité pour les discours de haine et les incitations contre les médias

All rights reserved, Doha Centre for Media Freedom 2017

Designed and developed by Media Plus Jordan