La traque des journalistes citoyens continue en Syrie

La traque des journalistes citoyens continue en Syrie

Lors de la révolution syrienne, les militants ont appris à utiliser les caméras de leurs téléphones pour remplacer celles des journalistes, interdits de travailler en Syrie.
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manifestation à Homs IMAGE AFP

Tout au long de la révolution syrienne, les militants ont  appris à utiliser la caméra de leur téléphone pour remplacer celles des journalistes, interdits de travailler en Syrie.

Avec de simples outils, les médias de la Révolution syrienne ont pu couvrir les mouvements de protestations qui ont balayé la plupart des villes du pays.

Les militants grâce à des Caméras, des téléphones mobiles, et internet ont pu nous dévoiler les atrocités du « royaume du silence ».

 Jassim Abdelaziz, journaliste citoyen à Homs, nous affirme que la crainte des poursuites, de la détention et de la torture ont été l’obsession de tous.

 Documentation:

" Basil "est  le nom de code pour l'un des membres du « Conseil de la Révolution » à Homs, âgé de vingt ans, ce jeune activiste a pu documenter plusieurs violations  contre des militants de la révolution, il filmait les exactions du régime et les postait sur internet afin de témoigner de l’enfer que vivaient les habitants de la ville de Homs.

 «Durant les premiers mois de la Révolution syrienne, nous nous abstenions à  divulguer l'identité des photographes arrêtés ou assassinés par le régime syrien par crainte que leurs parents ne soient  arrêtés

 Arrestations et tortures:

Selon Salim Mohammed, journaliste citoyen ayant passé 4 mois à se déplacer entre les centres de détentions a Homs, les tortures infligées suivent généralement un processus bien établi  et commencent des le moment de l’arrestation.

 Il précise au Centre de Doha pour la Liberté des Médias «Les  méthodes,  les poursuites de détention et les  tortures divergent, j’ai été arrêté lors des événements de Homs suite à une information donnée par un agent des renseignements,  ils m'ont fait sortir de la maison menotté, les yeux bandés. C’est à partir de la que mes supplices ont commencé ».

   La torture par «Al Blinko":

 Salem poursuit : « Al Blinko est le pire supplice que j’ai connu,  le fait d’être suspendu par les mains, de sorte qu'une partie du poids est supporté par les bras, et une autre partie pris en charge par vos orteils c'est très douloureux ».

 Salem poursuit: « les interrogatoires étaient  entrecoupés de tortures, j’ai été  accusé de collusation avec un pays hostile, quelques jours après j’ai été transféré à la prison centrale et présenté devant un tribunal militaire.

 Des cas réitérés:

Le témoignage de Salem se croise avec d’autres déclarations documentées par les organisations des droits de l’homme.

Beaucoup racontent  la même histoire, seulement la fin de leur calvaire est différente.

Certains y ont périt, d’autres sont encore détenus par le régime ou  libérés lors de la visite de la délégation des observateurs de la Ligue Arabe à la ville de Homs.

Le rapport des activistes syriens auprès de grandes publications arabes telles que « Al Shark Al Awsat»  et « Al Kods Al Arabi », et auprès du quotidien britannique « The Guardian » est une véritable révolution médiatique.

  

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