Libération donne la parole à des refugiés

Libération donne la parole à des refugiés

Le quotidien Libération publie ce mardi 7 mars un numéro spécial. L'édition du jour a été entièrement conçue et écrite par des réfugiés.
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L'équipe de Libération a "remis les clés du journal" pendant une journée à des Syriens, Iraniens ou Libyens réfugiés en France pour leur donner la parole dans un numéro très politique, en kiosques mardi

 

L’équipe de Libération a « remis les clés du journal » pendant une journée à des Syriens, Iraniens ou Libyens réfugiés en France pour leur donner la parole dans un numéro très politique, en kiosques mardi, a indiqué le quotidien.

Au sommaire: un portrait de François Hollande, des reportages sur la campagne pour la présidentielle, ou le récit de la folle journée de la droite, le tout vu par ces étrangers.

" On a voulu les connaître en tant qu’individus, ce n’est pas une catégorie lointaine et floue, ce sont des vrais gens ", a indiqué le directeur de la rédaction Laurent Joffrin lundi au cours d’une conférence de presse.

" On a aussi voulu savoir quel est leur regard sur la France, sur nous ", " un peu comme dans les Lettres persanes " de Montesquieu, a souligné Laurent Joffrin.

Hamze, qui a dû quitter l’Iran après s’être engagé dans la campagne électorale de 2009 explique:"on m’a donné une tribune et je me suis senti libre , c’est une façon de participer à la vie politique de notre nouveau pays, même sans le droit de vote"

 

Dans leurs articles, les patrons d’un jour de Libération se sont intéressés à la prise en charge des séropositifs, aux motivations des abstentionnistes, ou aux difficultés que rencontrent les agriculteurs pour transmettre leurs terres.

Plusieurs associations d’accueil se sont associées à Libération pour identifier la vingtaine de réfugiés, journalistes ou non, qui ont rédigé la quasi-totalité du quotidien de mardi en français, en anglais ou dans leur langue.

" La France refuse de regarder les réfugiés dans les yeux ", a souligné Farid Mokart, directeur de l’agence de communication Fred & Farid, qui a imaginé le projet.

" La meilleure façon de présenter leur parcours, c’est de leur donner la parole ".

"Tester la liberté de la presse"

Je voulais tester la liberté de la presse française, voir si je pouvais parler de tout confie Anmar Hijazi, une journaliste syrienn qui vit en France depuis 7ans.

Originaire de Damas, la jeune femme  fait partie de ceux qui ont re ncontré François Hollande pour l'incontournable portrait de la dernière page du journal.

Arrivée en France à 25 ans , elle partage des informations sur ce se passe dans son pays , elle finira par rejoindre l'équipe arabophone de la chaine France 24 et recevra des menaces. Anmar sait qu'elle ne pourra jamais retourner dans son pays.                                                                                                                                           

 

 

 

 

 

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