Pakistan : tollé après l'interdiction de sortie de territoire d'un journaliste

Pakistan : tollé après l'interdiction de sortie de territoire d'un journaliste

Des organisations de défense des droits de l'homme ont protesté après que le gouvernement pakistanais a interdit à un journaliste renommé de sortir du pays.
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Des organisations de défense des droits de l'homme ont protesté après que le gouvernement pakistanais a interdit à un journaliste renommé de sortir du pays, à la suite d'un article évoquant le soutien apporté en sous-main par les autorités militaires à des extrémistes armés.

Cyril Almeida, rédacteur en chef adjoint de Dawn, le principal quotidien anglophone du Pakistan, a annoncé mardi avoir été "informé" que son nom figurait désormais sur "la liste de contrôle des sorties" du pays.

Son article publié vendredi avait déclenché une vague de réactions, y compris des menaces sur les médias sociaux. Les services du Premier ministre Nawaz Sharif l'ont démenti à trois reprises, dans des termes "glaçants" et proches de "l'intimidation", a critiqué Amnesty International. "C'est une chose de démentir un article de presse, mais c'en est une autre de menacer un journaliste", a écrit Audrey Gaughran pour Amnesty.

Des organisations de défense des droits de l'homme ont protesté après que le gouvernement pakistanais a interdit à un journaliste renommé de sortir du pays, à la suite d'un article évoquant le soutien apporté en sous-main par les autorités militaires à des extrémistes armés.

Cyril Almeida, rédacteur en chef adjoint de Dawn, le principal quotidien anglophone du Pakistan, a annoncé mardi avoir été "informé" que son nom figurait désormais sur "la liste de contrôle des sorties" du pays.

Son article publié vendredi avait déclenché une vague de réactions, y compris des menaces sur les médias sociaux. Les services du Premier ministre Nawaz Sharif l'ont démenti à trois reprises, dans des termes "glaçants" et proches de "l'intimidation", a critiqué Amnesty International. "C'est une chose de démentir un article de presse, mais c'en est une autre de menacer un journaliste", a écrit Audrey Gaughran pour Amnesty.

Citant des sources présentes à une réunion entre dirigeants civils et militaires, Almeida a écrit que le gouvernement, dans le cadre d'une nouvelle stratégie, avait averti assez directement l'armée de ne pas interférer lorsque la police mène des opérations "contre des groupes extrémistes bannis, ou considérés jusque là comme intouchables pour les autorités civiles".

Cet article intervient à une période sensible pour Islamabad, obligé de repousser le mois dernier un sommet régional après la décision de l'Inde, du Bangladesh, de l'Afghanistan et du Bhoutan de ne pas se envoyer de représentant au Pakistan.

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