Retour sur le discours du ministre des Affaires étrangères qatari à l’IFRI

Retour sur le discours du ministre des Affaires étrangères qatari à l’IFRI

Retour sur le discours du ministre des Affaires étrangères qatari à l’IFRI ( Institut français des relations internationales), le 25 septembre dernier, lors d'une conférence intitulée "The Golf crisis , the view from Doha".
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Le chef de la diplomatie qatarie a prononcé un discours à l’IFRI (Institut français des relations internationales) le 25 septembre dernier  lors d'une conférence intitulée  The Golf crisis , the view from Doha.

Devant une assistance nombreuse, Sheikh Mohamed ben Abderahmane Al-Thani a rappelé avec force les principes qui guident la politique de son pays dans la crise qui l’oppose à ses voisins.

L’événement avait été annoncé quelques jours avant par l’IFRI sur son site internet ainsi que les réseaux sociaux  Pour la première fois depuis l’éclatement du conflit qui secoue les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le chef de la diplomatie de l’émirat gazier prenait le temps d’échanger pendant une heure et demi avec des journalistes et intellectuels à Paris.

La séance a été dirigée par Thierry de Montbrial, président de l'IFRI et membre de l'Académie des Sciences morales et politiques.

Dans un premier temps, le ministre a rappelé les fondamentaux de la diplomatie du Qatar. D’après lui, Doha a toujours fait de la négociation et de la recherche des compromis la voie royale pour le règlement des différends. Cette posture de conciliation et cet appel à l’avènement d’une scène internationale apaisée, régie par la paix et la solidarité entre les nations est une constante de la politique extérieure du pays. Elle se base notamment sur l’article 7 de la constitution du Qatar qui stipule que « la politique étrangère de l’État du Qatar est fondée sur le principe du renforcement de la paix et la sécurité mondiale en favorisant la résolution des conflits internationaux par des moyens pacifiques et en soutenant le droit des peuples à l’autodétermination, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États et la coopération avec les nations aimant la paix ». Cette disposition fait de l’émirat l’un des seuls pays au monde inscrivant la conciliation entre États comme objectif constitutionnel.

À la suite de ces éléments introductifs, le ministre est passé à un deuxième stade de son discours où le propos indiquait, à la faveur des questions des journalistes, une inflexion de la position officielle sur les questions régionales. Après avoir retracé la responsabilité directe des pays du Quartet dans l’irruption de la crise et en dénonçant la « propagande » malheureuse de leurs médias inféodés, Mohamed ben Abderahmane al-Thani est revenu sur la question du terrorisme, de sa définition et de son financement. En le présentant comme une stratégie« visant à utiliser la force pour atteindre des objectifs politiques »,le ministre a précisé que c’est exactement ce procédé que les pays du blocus avaient déployé contre son pays.

Ce propos se faisait  l'echo de celui prononcé à New York par l 'émir qui lors de son allocution a déclaré que « les pays qui ont imposé ce blocus injuste contre le Qatar sont intervenus dans les affaires internes de l’État en exerçant des pressions sur les citoyens, en s’en prenant aux denrées alimentaires, aux médicaments, aux relations familiales, pour contraindre les individus à modifier leurs affiliations politiques, pour déstabiliser un pays souverain. N’est-ce pas là une des définitions du terrorisme ? »

Le ministre a tenu à rappeler leur responsabilité directe dans la cyber-attaque accusation confirmée par des services américains qui a visé fin mai l’agence de presse qatarie et qu'il a considéré comme « un acte de guerre » selon le droit international.

Prolongeant son examen des faits, l’homme a évoqué combien le Qatar s’était mobilisé en finançant de nombreux programmes éducatifs qui scolarisent des millions d'enfants des zones sinistrées précisément pour les écarter de la pauvreté et du marasme qui font souvent le lit des idéologies extrémistes.

Dans le même esprit, il a rappelé que Doha resterait aux côtés des peuples arabes qui souhaitent vivre dans la liberté et que c’est leur oppression et le musèlement de leurs droits qui sont, là aussi, à la racine du désespoir qui nourrit le sectarisme au Moyen-Orient.

 

 

Source/ L'observatoire du Qatar

 

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