Bélarus: peines de prison pour un journaliste

Bélarus: peines de prison pour un journaliste

Un journaliste bélarusse a été condamné à une peine de prison après avoir participé à des manifestations.
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Un journaliste bélarusse a été condamné à une peine de prison après avoir participé à des manifestations contre une taxe imposée aux "parasites", a annoncé lundi un groupe local de défense des droits de l'Homme.

Selon l'organisation Viasna, le journaliste indépendant Viktor Andreïev et Pavel Severinets, le leader d'un parti d'opposition démocrate-chrétien, ont été condamnés à 15 jours de prison après une manifestation organisée dimanche à Orcha, dans l'est du Bélarus.

Trois autres hommes ayant participé à cette manifestation ont été condamnés à des peines de prison allant de deux à 15 jours, a précisé l'organisation.

Une journaliste de la radio financée par les Etats-Unis Radio Svoboda, Galina Abakountchik, et une journaliste de la télévision indépendante Belsat, Ekaterina Bakhvalova, ont été pour leur part condamnées à des amendes de 690 roubles bélarusses (environ 340 euros).

Selon Viasna, 18 journalistes et blogueurs ont été détenus après la manifestation d'Orcha.

Trois hommes ayant manifesté samedi à Brest (ouest) et un à Bobrouisk (sud-est) dimanche ont également été condamnés à de courtes peines de prison.

L'ONG Amnesty International a dénoncé dans un communiqué "une escalade massive de la répression contre la liberté d'expression" dans ce pays dirigé d'une main de fer depuis 1994 par Alexandre Loukachenko.

"Cela faisait des années que nous n'avions pas vu des manifestations de cette ampleur (au Bélarus), qui semblent avoir pris les autorités bélarusses par surprise", a déclaré John Dalhuisen, directeur d'Amnesty international pour l'Europe, cité dans ce communiqué.

Alexandre Loukachenko a imposé via un décret présidentiel un impôt annuel équivalant à 200 dollars à ceux qui travaillent moins de six mois par an, une mesure surnommée "la taxe sur les parasites" par les Bélarusses.

La mesure s'applique à ceux qui ne peuvent justifier d'un minimum de 183 jours d'activité professionnelle légale par an.

 

 

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