Zoom

Click on the map for country profiles

Au moment où le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord traversent, depuis l’avènement de 2011, une étape tumultueuse de leur histoire, les médias continuent à jouer un rôle prépondérant dans la région.

De la diffusion des images de manifestants marchant dans les rues, à la documentation des cas de brutalité policière à l’encontre des participants, aux manifestations pacifiques, les institutions médiatiques n’ont épargné aucun effort pour révéler la réalité des événements à une audience avide. Toutefois, alors même que certaines chaines s’efforçaient de diffuser des informations crédibles, non censurées, la presse écrite et audiovisuelle du secteur public persistaient à répandre une image totalement opposée, où la vie suit son cours normale en toute quiétude.

Ces événements sans précédent, constituent un  cas d’école en matière de liberté des médias dans la région, où chaque pays dispose de sa propre constitution nationale et de lois régissant la presse, alors que tous sont mus par la même détermination à exercer un contrôle totale du flux de l’information.

Dans tous les pays de la région, les journalistes sont interdits de traiter librement des sujets sensibles (ayant trait notamment à la religion, les frontières, le domaine militaire et les fortunes colossales des dirigeants). Dans presque chacun de ces pays, se trouve une élite jouissant de l’immunité de toute critique (présidents, familles régnantes, personnages démesurément riches ou liés aux régimes). En outre, ils saisissent toute occasion de censurer les médias dès qu’ils reflètent dans leur couverture les troubles sociaux ou témoignent des péripéties de la guerre.

Les gouvernements locaux s’accordent à laisser de côté leurs divergences quand il s’agit de réprimer la libre expression, jugeant que les institutions médiatiques qui défendent ce droit sont une source potentielle de menaces. Ceci est le cas également des gouvernements qui prétendent avoir adopté une politique de modernisation.

Il faut toutefois reconnaitre qu’une évolution lente est en train de se produire dans la bonne direction et que les tabous commencent à s’estomper un à un. Les journalistes sont de plus téméraires, et certains d’entre eux osent même s’insurger contre cette situation. Le contrôle de l’Etat sur les sources de l’information commence à s’effriter face à l’émergence d’une multitude de chaînes de télévision satellitaires qui transgressent toutes les frontières.

L’internet est également un outil capable de déjouer la censure, en dépit de la répression des bloggeurs et des usagers. De nouveaux titres de presse voient le jour au moment où les organes vieillissants sont pris dans une spirale descendante, donnant ainsi la preuve que les régimes autoritaires et les médias dociles ne sont pas forcément des caractéristiques éternelles de la région.

Or, le chemin qui mène vers la création de médias libres et modernes est ardu et juché d’embuches, de même que les risques de récidive  sont nombreux. Les gouvernements, eux, n’ont  pas cessé de ressasser les mêmes subterfuges pour justifier leurs atteintes à la liberté de la presse, à savoir les tensions religieuses, le manque de maturité chez la population et la vulnérabilité des structures gouvernementales. Autant de faux-fuyants qui peuvent servir à travestir la répression de la libre expression.

Parmi les problèmes qui réclament une attention particulière figurent les lois répressives, les interminables poursuites en justice des journalistes, les amendes disproportionnées et le manque d’organismes indépendants pouvant défendre les professionnels des médias. Nous constatons la persistance d’une permissivité qui autorise les forces de l’ordre à agresser physiquement, voire tuer, les journalistes en toute impunité. C’est le cas notamment des agissements de l’armée israélienne dans les Territoires palestiniens et de l’armée américaine – et des groupes terroristes – en Iraq.

La guerre sur le terrorisme a été exploitée pour justifier toutes sortes d’abus, y compris l’incarcération des journalistes, mais ne peut servir d’excuse recevable pour rejeter en bloc les aspirations à la démocratie et son corollaire, la liberté de la presse.

Les médias sont appelés à lutter contre l’autocensure, de même que les journalistes sont tenus de défendre avec acharnement leur droit à la libre expression. L’ensemble des citoyens sont invités à soutenir cette lutte, dont les fruits ne profiteront pas qu’aux seuls professionnels des médias.

 

Jordanie

Head Of State:
Roi Abdullah II (Depuis 1999)
Population:
6,508,271 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
$33.79 billion (2010 est.)
GDP/capita:
$5,300 (2010 est.)
View articles about Jordanie

En Jordanie, la liberté de presse et d’expression se  situe  au centre des débats relatifs aux droits de l’homme.

Selon un rapport publié par le magazine "The  Economiste", sur 196 pays , la Jordanie occupe la 4éme  place au niveau de la scène arabe, et la 140éme sur le plan international (indice global de la liberté de la presse de 2010).

Le paysage médiatique  en Jordanie est  soumis à de nombreuses restrictions.

En effet, les autorités  soufflent  le chaud et le froid, brouillant les repères des médias  et l’accès à  l’information  ne facilite pas  le travail  des journalistes qui continuent d être confrontés à des représentants de l’état peu enclins à communiquer sur leurs activités.

Aussi,en évitant plusieurs sujets même ceux dont le traitement n’a pas été prohibé par la loi,de nombreux journalistes ont recours à l’auto- censure par crainte d’un affrontement  avec le pouvoir.

De sa part, l’ internet est tout autant surveillé que la presse. La loi en vigueur depuis 2010 limite fortement la libre circulation des informations sur le web et renforce ainsi le contrôle du  pouvoir  politique qui reste vigilant vis-à-vis  de ce qui se passe sur la toile.

Face a cette situation, les professionnels des médias  ont tendance à limiter leurs propos  et  à observer prudemment les lignes rouges fixées par les autorités.

Le kiosque  jordanien compte 7 quotidiens (Alghad, Arrai, Addoustour, Al Arab al yawm, Al Anbat, Adiyar et Jordan times).En plus d’un grand nombre de revues publicitaires et pas moins de 100 magazines diversifiés  s’adressant aux femmes, aux jeunes et aux enfants

 

Maroc

Head Of State:
Roi Mohammed VI (depuis 1999)
Population:
31,968,361 ( 2011 .)
GDP(PPP):
153.8 Milliards de dollard(2010 est.)
GDP/capita:
4,900 (2010 est.)
View articles about Maroc

L’image d’ouverture et de respect des libertés que le régime du Roi Mohammed VI tente de véhiculer à l’extérieur s’obscurcit au fil des années.

Certes, nombreux sont les tabous qui ont été levés depuis la disparition du Roi Hassan II, il y a plus d’une décennie, mais bien d’autres persistent. Les prérogatives royales, le Sahara Occidental, l’armée, les services de sécurité de l’Etat et la religion sont autant de sujets sensibles qu’il convient de contourner. Les peines encourues pour la transgression de ces tabous varient énormément.

Une version plus libérale de la Loi de la presse, promulguée initialement en 2002, serait en cours de préparation.

En attendant, les journalistes continuent d’être condamnés à des peines de prison, souvent à l’issue de procès où les droits de défense sont bafoués.

Les médias marocains comptent parmi les plus actifs et les plus autonomes de la région. Cependant, l’ambiguïté juridique persistante engendre une culture d’autocensure, en particulier au sein de la presse partisane soumise au contrôle des groupes d’intérêt politiques ou économiques proches de la monarchie. Si les arrestations arbitraires se font de plus en plus rares, il semble que le régime a mis au point des procédés plus discrets, mais tout aussi efficaces, pour étouffer les voix dissidentes en infligeant fréquemment à leurs journaux des amendes colossales.

La radiodiffusion et la télévision demeurent, en grande partie, sous le contrôle de l’Etat. Des particuliers ont été autorisés à créer des stations-radio privées qui, pour la plus part, sont liées à certains groupes de médias ou sont spécialisées dans la musique.

Après une série d’amandes démesurées infligées aux hebdomadaires  Le Journal Hebdomadaire et ‘’Tel Quel’’, Rachid Ninni, Directeur du quotidien ‘’Al Massae’’, a écopé d’une amende de 6.120.000 de dirhams (650.000 dollars) en octobre 2008 pour avoir écrit que quatre juges ont assisté à une cérémonie de mariage homosexuel dans la ville de Ksar El Kabîr (150 km au nord de Rabat), ce qui avait suscité une confrontation entre traditionnalistes et libéraux. Le Journal Hebdomadaire, qui avait opté pour une ligne éditoriale intransigeante envers le gouvernement, a fini par être interdit de publication en février 2010.

Et comme si les lourdes amendes ne suffisaient plus, les institutions médiatiques jugées subversives courent aussi le risque de se voir déstabiliser.’’ Al Massae ‘’ est un journal populaire dont les choix éditoriaux interpellent de manière indirecte les fondements religieux de la monarchie et son image ostensiblement moderne. La légitimité de la monarchie n’est plus mise en cause par les médias, mais son attitude inconsistante vis-à-vis de la religion et des droits civiques sont largement débattus, aussi bien par les conservateurs que par les libéraux.

Depuis 2010, les autorités marocaines s’en prennent aux correspondants journalistes internationaux, abrogeant les accréditations de l’ensemble des employés du Bureau ‘’d’Al Jazeera’’ à Rabat en octobre de la même année. Le ministère de la Communication avait alors déclaré que la chaine satellitaire répandait une image déformée du Maroc et portait atteintes à ses intérêts, notamment en ce qui concerne son intégrité territoriale. Cette référence renvoie au Sahara occidental, une région dont se disputent la souveraineté le Maroc et le mouvement Polisario, soutenu par l’Algérie.

 La religion est un sujet tabou pour les médias au Maroc, dont le régime n’hésite pas à instiguer des manifestations contre Le Journal Hebdomadaire, accusé à tort d’avoir publié des caricatures jugées hostiles à l’islam, et à censurer en 2006 la revue hebdomadaire Nichane pour publication de blagues « blasphématoires ». Une édition de L’hebdomadaire français L’Express a été interdite de circulation en octobre 2008 par décision officielle (adoptée ensuite par l’Algérie et la Tunisie) pour avoir établi une comparaison entre Jésus Christ et le Prophète Mohammad, ce que la censure a considéré comme dégradante envers l’islam.

Ceci démontre la frilosité de la monarchie concernant tout ce qui touche à la liberté de religion et discrédite l’image de tolérance et de libéralisme qu’elle affiche à l’extérieur.

Les souverains du Maroc puisent leur légitimité dans la religion islamique, le roi étant considéré ‘’Commandeur des croyants ‘’ et ‘’descendant du Prophète ‘’. Le régime est, ainsi, amené parfois à défendre des attitudes très conservatrices pour éviter d’être débordé par les islamistes qui lui disputent le monopole de la représentation politique de l’islam. 

Libye

Head Of State:
Le conseil national de transition (depuis 2011)
Population:
GDP(PPP):
89.03:Milliard de dollards (2010)
GDP/capita:
13.800 (2010)
View articles about Libye

Un vent de révolte sans précédant, menace le Colonel Mouammar Kadhafi au pouvoir depuis 42 ans.

Les prochaines heures s’annoncent décisives en Libye.L’arrivée des insurgés à Tripolie semble d’ores et déjà conduit la communauté internationale à décréter la fin sa souveraineté.

Seule autorité représentant le peuple Libyen, Le Conseil National de Transition est appelé à combler les revendications de sa nation, à mettre en place un état de droit doté d’une presse libre et indépendante et d’un pluralisme médiatique tant attendu.

Les mouvements de protestations visant sa déchéance ont commencé mi-février pour atteindre leur apogée le 17 février 2011, baptisée''journée de la colère''.Loin de se laisser ébranler par ces troubles, Kadhafi, parvenu au pouvoir à la suite d’un coup d’état militaire en 1969, a su maintenir les médias sous son contrôle absolu tout au long de cette période.

Le leader Libyen qui, semble-t-il, a su tirer les bonnes conclusions des soulèvements populaires ayant secoué la Tunisie et l’Egypte voisines, n’a pas hésité à imposer aux médias des restrictions encore plus sévères.

Une virulente campagne contre les médias étrangers a été ainsi orchestré par les autorités qui, dans une tentative d’étouffer les protestations,avaient interdit les correspondants étrangers d’entrer dans le pays, brouillé la diffusion satellitaire des chaines de télévision et coupé les réseaux de téléphonie et d’internet.

On rappellera que quatre journalistes ont trouvé la mort lors de violents affrontements entre les forces du pouvoir et les insurgés. Il s’agit du journaliste-photographe Tim Hetherington, du photographe de Getty-Images Chris Hondros,du correspondant de la chaine Libya Al-Hurra Mohamed Al-Nabbous et du cameraman d’Al Jazeera Ali Hassan Al Jaber.

Dans son Livre vert publié en 1977, Kadhafi définit la pressecomme étant l’expression collective des masses et non des particuliers.L’année 2007 avait, par ailleurs, connu une importante évolution dans ce sens qui s’est concrétisée par l’émergence d’un certain nombre de médias privés en Libye. En revanche, toute critique à l’encontre de celui que l’on désignait par le titre du‘’Frère-leader‘’ou encore du‘’Guide de la Révolution‘’,n’était tolérée.

En 2006, Saif al-Islam, le propre fils de Kadhafi,avait lui-même qualifié la presse écrite Libyenne de ’'mortellement ennuyeuse’’et‘’dépourvue de lectorat‘’.Il entreprit en 2007 de lancer une nouvelle chaine de télévision par satellite Al-Libiyya, ainsi que deux publications quotidiennes appelées Oea et Cyrene, en référence aux appellations grecques de Tripoli et Benghazi.

Auparavant, la Libye ne comptait que quatre journaux dont trois,Al-Shams,Al-Jamahiriya et Al-Fajr, étaient édités par l’Autorité Nationale de la Presse, alors que Azzahf Al-Akhdar était l’organe du Mouvement des Comités révolutionnaires.Leurs tirages oscillaient entre 1500 et 4000 exemplaires, y compris ceux distribués dans les locaux des administrations gouvernementales.

Les quotidiens Oea et Cyrene se limitaient, presque entièrement, à la couverture des activités de Kadhafi, tout en exprimant de modestes critiques à l’adresse du gouvernement.Ce fut le cas notamment en 2008, à l’occasion d’une controverse entre factions gouvernantes au sujet de la Constitution et les répercussions d’une éventuelle alternance au pouvoir. Pourtant, ces publications étaient sous le contrôle de Saif Al-Islam qui les qualifiait de ‘’presse de demain'', un hommage à son groupe médiatique Al-Ghad . Ces publications qui se voulaient engagées dans une lutte contre la corruption, s’indignaient dès que ces critiques provenaient d’une autre partie.

L’accès aux sites internet jugés indésirables était systématiquement bloqué. Par contre, les chaines de télévision à diffusion satellite étaient épargnées. L’internet était l’unique moyen d’expression libre à la disposition des journalistes, même s’il comportait lui aussi des risques énormes.

Liban

Head Of State:
President Michel Suleiman (since 2008)
Population:
4,143,101 (July 2011 est.)
GDP(PPP):
$58.65 billion (2010 est.)
GDP/capita:
$14,200 (2010 est.)
View articles about Liban

 En matière de presse, Le Liban se présente   comme un cas unique au Moyen Orient. S’agissant  d’une société composite, on y assiste à un  phénomène  de communautarisme confessionnel dont la notion d’un média national n’existe pas.

Mis à part la’’ Télévision du Liban’’ chaine officielle du pays, la plupart des leaders politiques disposent  de médias. Tel que  le groupe ‘’ Almoustakbal ‘’, porte parole de la communauté sunnite au Liban et qui fait partie de l’empire médiatique de feu le premier ministre’’ Rafik al hariri’’.

Notamment la chaine  ‘’Al Manar’’, organe de presse de Hezbollah qui  se prononcent  au nom de nombreux leaders  chiites.

Ainsi, les antagonismes sur la scène politiques se reflètent dans le positionnement des différents médias libanais. De ce fait, résulte une situation conflictuelle  entre les différents médias  et les forces politiques et sectaires.

Toutefois, en dépit  de ce rapport étroit entre le communautarisme et la  presse, prés de 48 journaux  et magazines politiques Libanais sont  imprimés par des éditeurs de toutes communautés confondues. Et environ huit stations locales et satellitaires et un grand nombre de stations arabes et étrangères se sont  installés au pays du cèdre ainsi que différentes agences de presse, des journaux, des publications locales et internationales.

Ce pluralisme médiatique, rarement égalé dans la région fait du Liban  un cas exceptionnel.

En revanche, l’indépendance des médias est loin d’être acquise confrontée à des clivages politiques et confessionnels qui tendent à la fragiliser.

En effet, à chaque période de tensions ou de crises politiques, les journalistes libanais essuient de nombreuses pertes. On rappellera,  la fermeture de la chaine satellite’’ MTV’’ principale médias de l opposition anti syrienne, la censure de ‘‘New TV’’ pendant quatre jours, prononcée par décision judiciaire et  motivée par ‘’la prévention de tout dommage à une nation et à l’un des pays amis ou frère’’, L’agression de ‘’Ali Azar ‘’, journaliste au site d’information ‘’Almoustakbal’’à la sortie  de son travail par un groupe d’individus.

Outres les poursuites judiciaires, les  journalistes encourent également la peine de prison pour cause de diffamation c’est le cas de ‘’Ghazi Almakhour ‘’directeur de la revue’’ Chiraa ‘’ et de la journaliste ‘’Houda Al Houassayni ‘’ tous les deux condamnés en 2009 à  3 mois d’emprisonnement pour médisance à l’égard d’un  ministre.

L’année 2005 a connu une série d’attentas, trois journalistes y ont été victimes l’éditorialiste du quotidien ‟Annahar″ ‟Samir Kassir″ a péri dans une attaque à voiture piégée, ‘’Gebrane Tuéni’’ directeur du même quotidien a lui aussi perdu la vie dans un attentat. ‘May Chidiac ‘’la présentatrice vedette de la chaine de télévision LBC  a été gravement  mutilé dans une attaque à la bombe.

Certes, le paysage médiatique Libanais jouit d’une diversité multicommunautaire  hors pair. Seulement, Plusieurs rapports soulèvent  la nécessité de régir le secteur et de renforcer l’action syndicale des professionnels des médias  qui restent sujets aux affrontements des politiciens et aux différentes intimidations et censures.

Oman

Head Of State:
Sultan Kabous Bin Said Al Said (depuis 1970)
Population:
Population: 2.6 millions
GDP(PPP):
Pib: 35.73Mdsde dollars US
GDP/capita:
Pibl/hab:15.412 dollars US
View articles about Oman

Au Sultanat d’Oman, il n’existe toujours pas de médias réellement indépendants et le code de la presse en vigueur depuis 1984, est perméable à toutes sortes d’interprétations  qui prévoit de lourdes amendes et des peines privatives de liberté allant jusqu’ à deux ans d’emprisonnement à l’encontre de ses contrevenants tarde à être reformé.

En vertu de ce code, le ministère de l’information jouit  de larges prérogatives pour contrôler la ligne éditoriale des médias et le travail des journalistes.

La radio et la télévision sont majoritairement sous le contrôle de l’état, malgré l’existence depuis quelques années de stations privées pour la plupart musicales .le pouvoir ne tolère aucune critique directe des affaires politiques de l’état.les quelques publications privées qui reçoivent des subsides de l’état  connaissent les affres de l’autocensure.

Autre particularité d’Oman, l’accès à la documentation et aux sources gouvernementales est quasi impossible. Aussi la couverture des événements devient un chemin de croix pour les médias qui doivent souvent se contenter  des informations diffusées par l’agence de presse officielle.

En l’absence d’une pluralité des médias, Internet constitue le principal espace alternatif de liberté pour l’opinion publique Omanaise. Seulement, l’accès à internet est monopolisé par l’état à travers l’opérateur public Mantel, aussi les rares sites de débats traitant de l’actualité du pays  sont constamment filtrés Ce qui a eu pour conséquence  ces deux dernières années, le blocage de nombreux sites d’information alternative.

Bahrein

Head Of State:
Roi Hamad bin Issa Al khalifa
Population:
1,214,705 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
$29.82 billion (2010 est.)
GDP/capita:
$40,400 (2010 est.)
View articles about Bahrein

Au Bahreïn, différentes initiatives ont été lancées en matière de presse

D’abord, il ya eu l’engagement du chef de l’état en faveur des réformes  qui devaient  profiter a la presse nationale. Ensuite, des propositions ont été  dressées par l’association des journalistes bahreinis  et par le conseil consultatif.

Seulement, il a fallu attendre  juin 2008 pour que le gouvernement  présente ses propres amendements  à la chambre de l’assemblée nationale qui, à ce jour n’a pas  encore entrepris leur examen.

Et malgré des améliorations certaines  ,dont l’ annulation d’ article de loi prévoyant des peines de prison  pour les journalistes, ou encore la simplification de la procédure  de création  de nouvelles publications,  le projet de reforme continue de donner  de larges  prérogatives  aux autorités pour faire taire les voix irrévérencieuses.

Le décret n 47, autorise le ministère à ordonner la fermeture de toute publication ou site internet portant atteinte  au régime, à la religion officielle  de l’état, aux bonnes mœurs ou aux différentes confessions  de façon à troubler la paix publique sans passer par la justice.

Suite à un  reportage, diffusé par la chaine’’ Al jazeera’’ sur la pauvreté au Bahreïn En mai 2010, le ministère de la culture et de l’information a décidé de suspendre les activités du bureau  de la chaine pour’’ non respect des normes professionnelles  ‘’a indiqué  le ministère dans communiqué  publié par l’agence de presse Bahreïnie. Les autorités Bahreïnies, ont également interdit à  l’équipe de la chaine’’ Al jazeera’’ de venir à Manama pour réaliser une interview  avec un responsable de l’ONU ajoute le même communiqué.

Pour toutes ces raisons, Internet offre aux journalistes  du royaume un espace libre de parole, très apprécié, malgré la surveillance étroite exercée par les autorités.

Il est à noter que  la liste des sites interdits d’accès  dans le pays, est régulièrement mise à  jour par le ministère  de L’information qui affirme que la censure ne vise que les pages incitant à la violence, à la discorde nationale ou encore  celles à caractère pornographique.

Algérie

Head Of State:
Président Abdelaziz Bouteflika (depuis 1999)
Population:
34.994.937 (estimation juillet 2011)
GDP(PPP):
254,7 Milliards de dollars (estimation 2010)
GDP/capita:
7.400 dollars (estimation 2010)
View articles about Algérie

Les médias algériens, y compris les journaux privés, ont fait peu de cas de l’ « Initiative civique pour le respect de la Constitution », une pétition lancée contre la révision de la Constitution nationale algérienne adoptée le 12 novembre 2008 à l’unanimité par le parlement, dominé par la coalition au pouvoir formée par le président Bouteflika.

Les signataires de ladite pétition, qui comptent parmi eux de nombreux journalistes indépendants, dénoncent l’abrogation de l’alinéa de la Constitution de 1996 limitant le nombre de mandants du chef de l’Etat. Les engagements du Premier ministre Ahmed Ouyahya à garantir la tenue des élections présidentielles en avril 2009 dans des conditions « démocratiques, pluralistes et transparentes » n’ont pas réussi à dissiper les craintes d’un scrutin biaisé.

Les Algériens sont inquiétés par le marasme politique persistant, le mépris total des lois et le maintien depuis 1992 de l’état d’urgence. Les journalistes, qui subissent d’énormes pressions de la part des autorités, se replient dans l’autocensure.

Les quotidiens les plus obéissants reçoivent une récompense matérielle sous forme d’annonces publicitaires officielles, quels que soient leurs chiffres de tirage et leur popularité.

Les journaux évitent en Algérie de révéler leur diffusion réelle quand on leur sollicite de le faire. En outre, la majorité des propriétaires des entreprises de presse sont des hommes d’affaires en quête de profit. De ce fait, ils évitent à tout prix d’écorcher le régime.

Des tentatives sérieuses de lancer des publications indépendantes ont été entravées, dans certains cas pendant des années, à cause du refus du gouvernement d’octroyer des autorisations de publication. Le régime refuse également toute ouverture du secteur des médias audiovisuels qu’il continue de contrôler d’une main de fer.

Les meilleurs reportages et les discussions les plus animées sur les élections de 2009 ont été diffusés sur l’internet où les journalistes jouissent de plus de liberté. Quelques sites d’information en Arabe et en Français, lancés dans les trois dernières années, supplantent de plus en plus les médias conventionnels.

Par ailleurs, les journalistes étrangers basés à Algers, ainsi que leurs assistants locaux, sont sujets à des contraintes incessantes et se sentent vulnérables. Les procédures indispensables au renouvellement annuel de leurs accréditations durent des mois à chaque fois et leur aboutissement n’est jamais assuré à l’avance.

Qatar

Head Of State:
Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani (au pouvoir depuis 2012)
Population:
1,696,563 (July 2011 est.)
GDP(PPP):
122.2 milliards de dollars (2010 est.)
GDP/capita:
145,300 dollars
View articles about Qatar

L’année 1996 a été marquée par le lancement à Qatar de la première chaîne panarabe d’information continue sous le nom d’Al-Jazeera qui changera à jamais le champ médiatique dans le Monde arabe.

Dix ans après sa naissance, cette expérience s’est renforcée par la création d’Al-Jazeera dans sa version anglaise, une première au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

L’apparition de ces deux chaines marquera profondément le ton des médias dans la région entière.

La presse écrite au Qatar peut se prévaloir de ses sept quotidiens en langues arabe et anglaise. En dépit de l’autocensure et des difficultés d’accès à l’information, à l’instar des autres pays du Golfe, les médias qatariotes se montrent de plus en plus audacieux dans leur traitement des questions et affaires locales.

Parmi les aspects qui attestent du renforcement de la culture du dialogue et de la diversité d’opinions à Qatar il y a lieu de citer l’émergence de plateformes pour le dialogue politique, intellectuel, médiatique et culturelle. Parmi ces plateformes, qui ont acquis une notoriété nationale et internationale, figurent les Forums de Doha, coorganisés en coopération avec la BBC, ainsi que les Forums des jeunes du Qatar et l’émission télévision Lakom Al Karar (la décision est à vous) qui soumet les questions sociales à une analyse rigoureuse et transparente.

L’importance stratégique accordée dorénavant au secteur des medias dicte comme une impérative la mise à niveau des cadres médiatiques nationaux grâce en leur prodiguant une formation professionnelle de haute qualité, en phase avec les normes internationales en vigueur. D’où la création d’une succursale de l’université du Northwestern, une prestigieuse institution américaine, au sein de l’Education City à Doha, dans le but de former des promotions de professionnels de médias selon les normes internationales. Ce projet vise également à assurer la formation continue du personnel du secteur des médias et la mise à jour de leur expertise afin de leur permettre de se mettre au diapason des mutations économiques, sociales et culturelles que connait le Qatar aujourd’hui.

Si le Qatar est toujours dépourvu d’un syndicat des journalistes, les instances en charge de la gestion du secteur des médias assurent qu’une nouvelle loi régissant la presse et l’édition serait en gestation et viendra abroger celle de 1979, afin de répondre aux nouvelles exigences du champ médiatique en pleine évolution.

Dans la lancée de cet élan positif, il serait opportun de réfléchir sur la création d’une instance judiciaire habilitée à régler les litiges qui peuvent surgir dans ce domaine. La mise en place d’une telle instance, présidée par des magistrats versés dans les questions des médias, ne manquerait pas d’avoir un impact positif sur le secteur ainsi que sur ses cadres.

Par ailleurs, étant donné l’importance capitale que revêtent désormais l’internet et les réseaux sociaux numériques en matière de développement économique, social et culturel, les services d’internet ont été améliorées et rendues à la disposition des usagers de toutes les catégories. L’accent a été mis, toutefois, à conjurer les influences néfastes que peuvent avoir ces nouvelles technologies sur les nouvelles générations, dans le respect total des valeurs et de la culture de la société. 

Royaume d’Arabie Saoudite

Head Of State:
Abdallah Ben Abdelaziz (au pouvoir depuis 2005)
Population:
26,131,703 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
622.5 milliards de dollars (2010 est.)
GDP/capita:
$24,200 (2010 est.)
View articles about Royaume d’Arabie Saoudite

Malgré une série de réformes introduites par le Roi Abdallah dès son accession au trône du Royaume en 2005, les autorités saoudiennes ont adopté de nouvelles réglementations pour les médias considérées, par les organisations des droits de l’homme et les institutions médiatiques, comme de nouvelles contraintes imposées aux médias.

Un décret promulgué par le Roi Abdallah, en mai 2011, interdit aux médias la couverture d’événements ou de sujets jugés tendancieux envers la Charia islamique ainsi que « tout ce qui peut servir des intérêts étrangers et compromettre la sécurité nationale. » Le même décret impose aux maisons d’édition d’adopter une approche critique constructive et objective, à même de servir l’intérêt public.

Dans ce contexte, l’agence de presse saoudienne officielle souligne qu’il est « interdit à toutes les maisons d’édition de publier tout matériel non-conforme à la Charia islamique, ou pouvant inciter à la déstabilisation de la sécurité et de l’ordre publique, ou poursuivant des objectifs autres que l’intérêt national. »

Depuis son entrée en vigueur, tout éditeur contrevenant audit décret est passible de cessation d’activité, d’autant plus que les autorités détiennent la prérogative d’interdire à vie l’auteur du document illicite d’exercer dans les médias. En outre, toute infraction à ce décret est sanctionnée par une mande pouvant atteindre 500.000 Rials saoudiens (133.000 dollars américains).

Le gouvernement saoudien exerce un contrôle ininterrompu des médias, même si les publications à grande diffusion sont la propriété de membres de la famille royale ou de personnalités de leur entourage. Quant aux journalistes étrangers en visite au Royaume, on leur assigne souvent des accompagnateurs chargés d’informer sur la moindre de leurs activités. 

Emirats Arabes Unies

Head Of State:
President Sheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan (depuis 2004)
Population:
5,148,664 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
$199.8 milliard (2010 est.)
GDP/capita:
$40,200 (2010 est.)
View articles about Emirats Arabes Unies

Dans le kiosque des Emirats, existent onze publications quotidiennes, cinq d’ entre eux en arabe et six en anglais. En plus de’’ Média city’’ zone franche allouée par les Emirat Arabes Unies  destinée  à accueillir  plus de 700 organismes de presse radio et télévision.

En janvier 2009, un nouveau projet de loi  sur les médias a été publié. Seulement, cette loi a fait l’objet de nombreuses critiques et reste relativement floue à de nombreux égards.

En effet, en vertu  de cette proposition, les zones franches dont le statut particulier leur garantissant une certaine immunité pourraient être touchées par des mesures coercitives, notamment  des suspensions   de diffusion à l’encontre de médias pour des durées indéterminées.

En  raison de ces différentes menaces, ce texte n’a pas été mis en vigueur.

Quant à la blogosphère émiratie, elle s’autorise progressivement une plus grande liberté, néanmoins, son avancée reste timide.

Les sites considérés comme subversifs sont systématiquement fermés par le pouvoir.

En aout 2010, l’autorité de la réglementation des télécommunications avait annoncé la suspension  des principaux services de’’ Blackberry’’ elle a invoqué les problèmes de sécurité et de  la non-conformité  aux législations en vigueur dans le pays.

Cette menace n’a pas été adoptée  mais cela  a encouragé  d’autres pays à faire pareil.

Yémen

Head Of State:
Abd al-Rab al-Mansour al-Hadi (depuis 2011)
Population:
24,133,492 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
$61.88 milliard (2010 est.)
GDP/capita:
$2,600 (2010 est.)
View articles about Yémen

Le Yémen fait parti des pays les plus répressifs en matière de liberté de presse.

Cette répression contre la presse, s’est accentuée depuis le début des protestations contre le régime de Saleh qui fait face aujourd’hui à une vague de révolte et qui depuis son arrivée au pouvoir, n’a pas cessé de faire  des promesses en faveur

d’une plus grande liberté d’expression, des promesses jamais tenues.

 En effet, Plusieurs correspondants ont fait l’objet de menaces et d’arrestations lors de leur couverture médiatique des manifestations anti-gouvernementale .Des cas de menaces, d’intimidations et de violences ont eu lieu.

Deux journalistes, ont trouvé la mort lors d’une attaque par les forces du pouvoir contre les manifestants ; il s’agit du correspondant du journal ‘’Assalam’’ ‘’ Mohamed Yahya Al Malaya’’ et le photographe du journal ‘’Almasdar’’Jamal Chourabi.

Un tribunal spécial a été instauré en 2009 pour l’examen des procédures pénales contre les journalistes.

La dénonciation des hauts fonctionnaires dans des affaires de corruption et toutes déclaration ou communiqué provenant du mouvement séparatistes ‘’El Houthi ‘’ demeurent des lignes rouges que les journalistes ne doivent pas  aborder. 

Territoires Palestiniens

Head Of State:
President Mahmoud Abbas (depuis 2005)
Population:
3.78 Millions
GDP(PPP):
12.79 Milliard (est 2009)
GDP/capita:
2.900 (est 2008)
View articles about Territoires Palestiniens

Le conflit entre le Hamas et l’autorité palestinienne a eu de lourdes conséquences sur les journalistes et sur la liberté de la presse dans les territoires palestiniens.

Le partage politique et idéologique des deux territoires palestiniens  a profondément  bouleversé  le paysage médiatique  local.

Dans la bande de gaza, le Hamas a fermé tous les médias affiliés  à  l’autorité palestinienne tandis qu’en Cisjordanie, les correspondants  des médias financés par Hamas  sont constamment interpellés  et empêché de travailler.

En 2010, Le Centre Palestinien pour le Développement et la liberté des médias, a enregistré 218  cas d’atteintes à la liberté des médias comparativement à 173cas en 2009.

 Parmi ces cas de violations, figurent  l'enlèvement, la confiscation d'équipements et de la fermeture des organismes médiatiques. Selon le rapport du  centre palestinien, l'armée israélienne serait responsable de 139 cas d’agressions et l'Autorité palestinienne et les responsables du Hamas de 79 cas.

Généralement, les correspondants étrangers subissent moins de pressions que leurs autres collègues. En revanche, en  couvrant les affrontements entre l'armée israélienne et les Palestiniens, ces journalistes étrangers font l’objet de certaines limitations En 2010, Le Centre Palestinien pour le Développement et la liberté des médias, a enregistré 218  cas d’atteintes à la liberté des médias comparativement à 173cas en 2009.

 Parmi ces cas de violations figurent  l'enlèvement, la confiscation d'équipements et de la fermeture des organismes médiatiques. Selon le rapport du  centre palestinien, l'armée israélienne serait responsable de 139 cas d’agressions et l'Autorité palestinienne et les responsables du Hamas de 79 cas.

La  législation palestinienne prévoit la liberté de la presse tout en indiquant le recours exceptionnel au contrôle des médias, dans le seul cas où’’ l’unité nationale’’ ou ‘’les valeurs  palestiniens’’ seraient menacées." 

Tunisie

Head Of State:
Moncef El Marzouki (depuis 2011)
Population:
10,629,186 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
$100.3 milliards (2010 est.)
GDP/capita:
$9,500 (2010 est.)
View articles about Tunisie

Pendant longtemps, le paysage médiatique tunisien  a été soumis à un certain nombre de restrictions et de censures.

Les médias tunisiens, n’abordaient presque pas de sujets politiques, mais depuis le 14 janvier, jour de la chute de Zine Al Abidine Ben Ali les choses ont changé.

En effet, la révolution tunisienne a brisé tous  les tabous et La chute du régime  Ben Ali a redonné  aux  journalistes tunisiens un nouvel air de liberté.

Une liberté, qui s’est manifestée par la levée des restrictions sur les médias et par la libération des journalistes.

 C’est le cas de’’ Fahim Boukoudous ‘’journaliste tunisien, récemment libéré, et qui était condamné par le régime déchu  à une peine d’emprisonnement de 4 ans.

Il convient de rappeler que, Le champ médiatique audiovisuel  étatique, a connu l’exclusion  de toutes les personnes qui ont contribué à polir l’image de l’ancien régime.

 C’est ainsi que, l’état a repris ‘’Dar Assabah’’chargée de l’édition des publications ‘’Assabah’’et’’Le temps ‘’et qui était sous l’administration précédente de ‘’Sakhr Al Matiri ‘’ gendre de l’ex président tunisien.

Toutefois, les années de censure médiatique ont laissé des traces, les médias tunisiens sont  aujourd’hui décrebilisés.

L’état a nommé un administrateur judiciaire sur la radio‘’ Shems Fm’’ appartenant àSirine Ben Ali fille du président déchu de sa première femme.

De nouveaux médias, seraient  en cours de lancement. Le ministère de l’intérieur ,a déclaré  que dans le cadre de la libéralisation des médias, une vingtaine de licences  ont été délivrées.

Syrie

Head Of State:
President Bashar al-Assad (since 2000)
Population:
22,517,750 (Juillet 2010 est.)
GDP(PPP):
$106.4 milliards (2010 est.)
GDP/capita:
$4,800 (2010 est.)
View articles about Syrie

 Les arrestations et les menaces contre les journalistes en Syrie, se sont accentuées depuis le début des manifestations anti-gouvernementales déclenchées  mi-mars 2011.

Lors de  son premier discours, le président Bachar  Al-Assad, a attribué ces protestations à des «conspirateurs étrangers», y compris les médias, les accusant d'avoir orchestré les émeutes.

Les autorités syriennes, ont également interdit la plupart des journalistes étrangers d'entrer au pays et ont procédé à l’expulsion  de certains journalistes, dont cinq employés de Reuters.

Conformément à la loi d'urgence, qui prévaut dans le pays depuis 1963, Les autorités syriennes imposent une poignée de fer sur les médias.

 Et même, après l’abrogation de cette loi en avril dernier, et en dépit des promesses du président à promulguer une nouvelle législation sur les médias, certains demeurent sceptiques face aux violences qui règnent dans le pays.


Ainsi, plusieurs  journalistes et écrivains syriens ont été arrêté en vertu de la loi de 2001, qui  criminalise toute publication portant préjudice  à l’unité nationale ou à la réputation de l’état,

 Le gouvernement a également exercé une répression contre les journalistes, réclamant plus de droits pour la minorité kurde,  il ya eu notamment, la fermeture du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression en 2009.

Quant à internet ,Les autorités syriennes y imposent une censure très stricte, malgré le fait que Facebook et YouTube ont refait surface après avoir été interdits depuis 2007.

Le régime est  omniprésent sur la toile et resserre l’étau autour des internautes et des blogueurs syriens.

Il est à noter que, Les sites des mouvements islamiques, et des mouvements kurdes sont interdits. C’est le cas aussi pour les sites internet relatifs aux droits de l’homme.

Mauritanie

Head Of State:
President Mohammed Ould Abdelaziz (since 2008)
Population:
3,281,634 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
$6.8 milliards (2010 est.)
GDP/capita:
$2,100 (2010 est.)
View articles about Mauritanie

Arrivé au pouvoir, en 2005, le conseil militaire pour la justice et la démocratie dirigé par ‘’le colonel Ouled Mohamed Val ‘‘a renversé le vieux régime, et a entamé d’importantes réformes  relatives au secteur des médias en Mauritanie.

 Le pays,est entré alors dans une période de transition, marquée par un retour progressif des libertés et  une plus grande transparence dans le paysage médiatique.

Les verrous des censures et des confiscations ont été  abolis.

Et en 2006, une structure de régulation a été mise en place, il s’agit de ‘’la haute autorité  de la presse et de l’audiovisuel’’.

Dans un rapport publié en 2010,’’reporters sans frontières’’ déclare que, la Mauritanie maintient toujours sa place en tant que  leader en matière des libertés des médias dans la région du Maghreb Arabe, et  de l’Afrique de l’Ouest.

Ledit rapport précise que, La Mauritanie occupe la 95 ème place du classement mondial, et salue les différents efforts établis visant l’instauration d’un environnement médiatique indépendant.

 Ces efforts, se sont concrétisés par  la mise en œuvre en 2010 de la loi sur la communication audiovisuelle.

Le pays, est entré alors dans une période de  transition, marquée par un retour progressif des libertés et  une plus grande transparence dans le paysage médiatique.

Quant à internet, malgré l’absence d’un cadre juridique régissant  la presse électronique, de nombreux sites diffusent sur la toile les événements de la scène nationale en toute indépendance. 

Egypte

Head Of State:
Mohamed HusseinTantawi (depuis 2011)
Population:
82.079.636(estimation 2011)
GDP(PPP):
500.9 Milliards dollars (estimation2010)
GDP/capita:
6200 dollars (estimation 2010)
View articles about Egypte

Depuis le déclenchement de la révolution du 25 janvier 2011, les autorités égyptiennes ont entamé une forte campagne de répression contre les médias internationaux.

En effet durant ces troubles, Ahmed Mohamed Mahmoud journaliste égyptien au quotidien Al-Ahram a été tué, d’autres journalistes ont été arrêtés.

Quant à internet, il a été suspendu et la téléphonie mobile a été coupée.

C’est ainsi que, le gouvernement égyptien a pris des mesures visant à compromettre la couverture des manifestations massives qui se déroulent dans tout le pays.

De sa part, le paysage médiatique officiel en Egypte est composé de huit chaînes de télévision et plusieurs stations de radio et des dizaines de journaux et magazines. Contrairement aux médias officiels, ceux du secteur privé jouissent d’une atmosphère relativement libre.

Quant à internet, bien que certains sites sensibles aient été censurés dans le passé, l'accès à internet n’est pas interdit.

Il est à noter que même après l’effondrement du régime Moubarak, Plusieurs journalistes ont été convoqués par le conseil militaire pour interrogatoire au sujet de leurs publications.

C’est le cas également pour la nouvelle chaîne de télévision Al Jazeera Egypt qui semble ne plus plaire au pouvoir militaire de transition installé au Caire. Dimanche 11 septembre, les autorités ont en effet investi les locaux de la chaîne, qui a été forcée de cesser la diffusion de ses programmes.

Le ministère de l’Intérieur égyptien a justifié ce raid en expliquant que ladite chaîne n’avait pas de licence d'émission et que des voisins s’étaient plaints du bruit.

Cela dit, face à ces événements, l’avenir des médias égyptiens demeure incertain.

Egypte

Head Of State:
Adli Mansour (depuis juillet 2013)
Population:
82,079,636 (estimation 2011)
GDP(PPP):
$497.8 billion (estimation 2010)
GDP/capita:
$6,200 ((estimation 2010)
View articles about Egypte

Depuis le déclenchement de la révolution du 25 janvier 2011, les autorités égyptiennes ont entamé une forte campagne de répression contre les médias internationaux.

En effet durant ces troubles, Ahmed Mohamed Mahmoud journaliste égyptien au quotidien Al-Ahram a été tué, d’autres journalistes ont été arrêtés.

Quant  à internet, il a été suspendu et la  téléphonie mobile a été coupée.

C’est ainsi que, le gouvernement égyptien a pris des mesures visant à compromettre la couverture des manifestations massives qui se déroulent dans tout le pays.

De sa part, le paysage médiatique officiel en Egypte est  composé de huit chaînes de télévision et plusieurs stations de radio et des dizaines de journaux et magazines. Contrairement aux médias officiels, ceux du secteur privé jouissent d’une atmosphère relativement libre.

Quant à internet, bien que certains sites sensibles aient été censurés dans le passé, l'accès à internet n’est pas interdit.

Il est à noter que même après l’effondrement du régime Moubarak, Plusieurs journalistes ont été convoqués par le conseil militaire pour interrogatoire au sujet de leurs publications.

C’est le cas également pour  chaîne de télévision Al Jazeera Egypt qui semble ne plus plaire au pouvoir militaire de transition installé au Caire. Dimanche 11 septembre, les autorités ont en effet investi les locaux de la chaîne, qui a été forcée de cesser la diffusion de ses programmes.

Le ministère de l’Intérieur égyptien a justifié ce raid en expliquant que ladite chaîne n’avait pas de licence d'émission et que des voisins s’étaient plaints du bruit.

Cela dit, face à ces événements, l’avenir des médias égyptiens demeure incertain.

 

 

 

 

 

Irak

Head Of State:
President Jalal Talabani (depuis 2005)
Population:
30,399,572 (Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
117.7 Billion de dollars (estimation 2010)
GDP/capita:
3.600 dollars (estimation 2010)
View articles about Irak

Le Comité pour la Protection des Journalistes, installé à new York, classe l’Irak au rang des pays les plus dangereux pour les journalistes.

De leur part, des organisations irakiennes estiment que plus de 295 journalistes ont trouvé la mort en Irak depuis l'invasion américaine, et plus de 200 journalistes ont été la cible d’une vague d’agressions délibérées et d’arrestations illégales et arbitraires par les forces de l’ordre.

Avant 2003, l’Irak ne disposait que d’une seule chaîne de télévision qui était dirigée par l’Etat. Les chaînes de télévision par satellite, internet et les téléphones portables étaient interdites.

Toutefois, après la chute de Saddam Hussein en avril 2003 l’industrie des médias s’est ouverte.

Aujourd’hui, l’Irak dispose d’une centaine de médias, journaux, radio, télévision et réseaux sociaux.

Même s’il y a encore beaucoup à faire pour protéger la liberté des médias en Iraq, le projet de loi récemment introduit au Parlement, qui prévoit de procurer aux journalistes des droits et une protection accrus face aux arrestations, constitue peut-être une première grande étape.



 

 

Iran

Head Of State:
Hassan Rohani (depuis 2013)
Population:
77,891,220(Juillet 2011 est.)
GDP(PPP):
863.5 billion de dollars (2010 est.)
GDP/capita:
11,200 dollars (2010 est.)
View articles about Iran

 Les intimidations contre les médias ne cessent de se multiplier en Iran.

En effet, la souffrance des journalistes iraniens durent depuis des décennies, fermetures de journaux, détentions secrètes, assassinats, interdiction de quitter le territoire, détentions secrètes…

Le ministère de l'orientation et de la Culture iranien exerce un véritable contrôle sur la liberté d’expression.

D’après ce ministère, il y a aujourd'hui environ 30 quotidiens en Iran, pour la plupart appartiennent à des conservateurs.

Lors des émeutes éclatées en Iran en 2009, les autorités ont réduit le nombre de correspondants étrangers afin d’empêcher toute couverture médiatique.

Certains d’entre eux ont été expulsés, c’est le cas d'un correspondant de la BBC à Téhéran.

D’autres ont été arrêtés tel que Kmaziar Bahari, journaliste à "Newsweek".

"Voice of America'' , ‘’Europe libre’’et ‘’Radio France’’ ont été censurés par le régime.

En dépit de ces restrictions, la crise des élections  présidentielles a fortement contribué au retour des débats sur la réforme des médias.

C’est ainsique la distribution des Journaux‘’Etemad’’et‘’EtemadMelli’’et‘’Aftab’’, a considérablement augmenté.

Face à ces restrictions, les médias sociaux tels que Facebook et twitter demeurent l’unique recours pour plus de 28 millions internautes Iraniens.

 

 

Israel

Head Of State:
Shimon Peres (depuis 2007)
Population:
7,473,052 (Juillet 2010 est.)
GDP(PPP):
217.1 billion de dollars (2010 est.)
GDP/capita:
29,500 dollars (2010 est.)
View articles about Israel

En raison des tensions avec les pays voisins et le conflit avec les Palestiniens, l'armée israélienne exerce un contrôle sur les médias de manière à être en mesure de poursuivre toutes les questions importantes relatives aux affaires stratégiques et militaires.

Les journalistes israéliens sont interdits d'entrée dans les territoires palestiniens sans autorisation de l'armée, mais la réalité est à l'opposé, car l'armée israélienne ferme les yeux à la présence de journalistes israéliens en Cisjordanie.

Elle les empêche également de pénétrer dans la bande de Gaza.

Pour des raisons de sécurité personnelle, cette interdiction a été étendue aux journalistes étrangers lors de l'assaut militaire sur Gaza.

Après l’annonce du cessez le feu, quelques journalistes étrangers ont pu accéder aux territoires, d’eux d’entres eux ont trouvé la mort lors de cette couverture.
 

la mise en place en résidence surveillée d’une journaliste accusée d’espionnage lors de  l’accomplissement de son service militaire figure parmis les cas les plus contreversés de la censure en Israel.

Le tribunal l’accuse d’avoir volé plus de 2000 documents militaires et a émis une ordonnance interdisant

toutes publications.

Deux correspondants palestiniens de la chaine de télévision iranienne en langue arabe Al Alam ont été détenus pendant deux mois, pour avoir  annoncé  le début  d’une opération avant la levée de l’embargo imposé par la censure militaire.

Aussi, plusieurs journalistes ont été victimes d‘agressions physiques lors d’une opération de l'armée en 2010.

Trente jours après, d’autres ont été blessés alors qu'ils couvraient des affrontements entre l'armée israélienne et les palestiniens.

 

Soudan

Head Of State:
Omar al- Bashir
Population:
45.047.502
GDP(PPP):
98.79 Billions de dollars
GDP/capita:
2.200 dollars
View articles about Soudan

Après les élections soudanaises qui ont eu lieu en 2010, les services de la sécurité nationale et des renseignements ont lancé une campagne intensive sur la liberté d’expression.

Le directeur de cet organe a procédé à la fermeture d’un certain nombre de journaux et un grand nombre de journalistes ont été suspendus de leurs fonctions.

Ainsi, la presse soudanaise est soumise à un double contrôle.

D’abord un contrôle direct, selon lequel les agents des services de la sécurité nationale assistent quotidiennement dans les bureaux des journaux afin de vérifier les articles de presse avant leur impression.

Ensuite, un contrôle indirect exercé par les rédacteurs en chef qui imposent des publications d’allégations et de loyauté au régime.

Comme les autres moyens de communication, internet n’a pas été écarté de la restriction avec la création de l’Autorité Nationale des Télécommunications en septembre 1996, un organisme gouvernemental visant la réglementation et le contrôle des services internet.

Cette autorité a établit une unité spéciale d’observation et de filtrage d’information qui a bloqué le site internet you tube et le site internet de la Cour Pénale Internationale.

La chaine BBC également été fermée, Monte Carlo International et radio Dabanga.

Soudan

Head Of State:
President Omar Hassan Ahmad al-Bashir (depuis 1993)
Population:
45,047,502 (Juillet 2011)
GDP(PPP):
$98.79 billion (2010 est.)
GDP/capita:
$2,200 (2010 est.)
View articles about Soudan

Après les élections soudanaises qui ont eu lieu en 2010, les services de la sécurité nationale et des renseignements ont lancé une campagne intensive sur la liberté d’expression.

Le directeur de cet organe a procédé à la fermeture d’un certain nombre de journaux et un grand nombre de journalistes ont été suspendus de leurs fonctions.

Ainsi, la presse soudanaise est soumise à un double contrôle.

D’abord un contrôle direct, selon lequel les agents des services de la sécurité nationale assistent quotidiennement dans les bureaux des journaux afin de vérifier les articles de presse avant leur impression.

Ensuite, un contrôle indirect exercé par les rédacteurs en chef qui imposent des publications d’allégations et de loyauté au régime.

Comme les autres moyens de communication, internet n’a pas été écarté de la restriction avec la création de l’Autorité Nationale des Télécommunications en septembre 1996, un organisme gouvernemental visant la réglementation et le contrôle des services internet.

Cette autorité a établit une unité spéciale d’observation et de filtrage d’information qui a bloqué le site internet you tube et le site internet de la Cour Pénale Internationale.

La chaine BBC également été fermée, Monte Carlo International et radio Dabanga.

 

All rights reserved, Doha Centre for Media Freedom 2017

Designed and developed by Media Plus Jordan