Jaber Bin Nasser Al Marri:"Les pratiques des pays du blocus menacent la liberté d'expression dans la région


Lors d 'une interview  avec le Centre de Doha pour la Liberté des Médias, Jaber Bin Nasser Al Marri, rédacteur en chef du journal Qatari « Al Arab» a soulevé les pratiques des pays assiégeant (l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Émirats Arabes Unis et l'Egypte), contre l’état du Qatar et a exprimé son vif regret envers l'éxacerbation des discours de haine et des campagnes médiatiques portant diffamation et menaçant le tissu social des pays du Golfe.

Al Marri dont le nom figure parmi la « liste du terrorisme » émise par les pays du blocus, a déclaré au Centre de Doha pour la Liberté des Médias l'objectif de ces accusations mensongères qui visent son atteinte morale et à impacter psychologiquement son entourage.

"Miser sur la conscience du peuple qatarien"

Al-Marri a souligné que depuis le début de la crise, depuis que son nom a été inclu dans" la liste des terroristes", il a misé sur la conscience du peuple qatarien,  soulignant que ces pratiques ont révélé les réels sentiments des pays du blocus, vers l’état du Qatar et son peuple.

Il a noté qu'il a eu recours à la justice pour préserver son droit en précisant qu’après consultation de la Commission nationale pour les droits de l'homme du Qatar, il remis son dossier à un avocat suisse .

Exprimant sa détermination à mener à bien les procédures judiciaires et à faire de son mieux pour obtenir réparation des dommages psychologiques qu'il a subis.

Concernant le dérapage de certains médias, Al-Marri a déclaré que l'erreur est contenue en matiere des médias, mais cela est différent surtout en présence de graves transgressions commises par les médias du blocus dans ce qui ressemble à un suicide collectif.

Il s 'est exprimé sur la tempérance de l'opinion publique dans certains pays du Golfe, « depuis le début de la crise du Golfe, certains médias en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Bahreïn et en Egypte ont perdu leur crédibilité auprès de leur public , ces pays ont nuit à leurs peuples avant qu'ils ne nuisent à l'État du Qatar.

Il a également soulevé  la vague d'arrestations lancée par les autorités saoudiennes, contre des personnes politiques et religieuses politique du royaume, en soulignant que ces pratiques sont repressives et en ajoutant que le peuple saoudien n’accepterait  pas de telles pratiques.

"Il ne sera plus possible d'étouffer la voix du peuple et l'empêcher de commenter les événements qui se déroulent dans son pays.

Al Marri a dit que la crise du Golfe, a illustré le niveau de la responsabilité qui doit être affiché par les citoyen  des pays du Golfe, soulignant l'engagement des citoyens et des résidents au Qatar de ne pas se laisser emporter par les insultes et la violence verbale, ainsi que l’incitation et les offenses des symboles du pays.

 

Le Rôle des organisations des droits de l'homme

Al Marri a insisté sur  le rôle des médias et des organisations des droits de l'homme, en précisant qu’aucune des organisations ne lui adréssé de correspondance à son sujet et a énnoncé que le Centre de Doha pour la Liberté des Médias demeure le premier organisme à l’avoir contacter .

Le directeur de la publication Al Arab a dit que le silence sur les manoeuvres et les exactions  des pays du blocus envers les journalistes serait une véritable menace pour la liberté d'expression et des médias dans la région.

Tout en ésperant que ces organisations exercent une pression par divers moyens afin de neutraliser les journalistes de toute contrainte politique.

Il a appelé les médias et les organisations de défense des droits de l'homme de ne pas renoncer au droit a la liberté d'expression.

"Le journalisme n'est pas un crime, il s’agit d’un droit fondamental de tout chacun, il est donc nécessaire de remédier aux violations causées par la crise du Golfe", a-t-il ajouté.

 

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