Présidentielle vu par les réseaux sociaux

La campagne électorale pour la présidentielle est plus que jamais numérique. Tous les candidats sont sur les réseaux sociaux et le débat public se joue pour une grande partie sur internet.

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La campagne électorale pour la présidentielle est plus que jamais numérique. Tous les candidats sont sur les réseaux sociaux et le débat public se joue pour une grande partie sur internet.

Ainsi l'arme numérique permet aux candidats à l'élection présidentielle d'élargir leur audience et  permet egalement d'avoir un accès direct à un grand nombre d’électeurs qui ne se déplaceront probablement jamais dans une réunion publique. D’où l’intérêt de multiplier les supports numériques, chaque réseau social ayant souvent un public bien spécifique. 

Sur les réseaux sociaux, les candidats qui sont dans le paysage politique depuis longtemps, comme François Fillon ou Marine Le Pen, bénéficient d’une prime à la notoriété. Leur popularité numérique est à mettre en relation avec leur présence ancienne dans le système médiatique.

Il ne suffit pas d’avoir un nombre important de followers pour se targuer d’avoir une stratégie numérique adaptée. Les candidats qui ont dû passer par une primaire sont les plus traditionnels sur le numérique. Une primaire oblige à convaincre des personnes qui font déjà partie de votre camp.

Leur communication numérique est souvent très « descendante », de l’émetteur du message le candidat  à ceux qui le reçoivent. Elle se contente principalement de Facebook et de Twitter. Et il est difficile pour les équipes numériques, une fois passée la primaire, d’enclencher une nouvelle dynamique pour aller convaincre au-delà du noyau dur. Le numérique le permet, mais ça dépend comment on l’utilise.

 YouTube est la plate-forme vidéo de Google qui capte 90 % des requêtes en France. 

C’est un média hyper puissant et le second moteur de recherche au monde (31 millions de visiteurs uniques chaque mois en France) à côté duquel passent la plupart des candidats parce qu’ils n’en maîtrisent pas les codes.

Nous observons aussi que certains candidats exploitent cette plate-forme, d 'autres préférent diffuser des vidéos sur facebook.

 

Pendant les débats, les réseaux sociaux sont en effervescence

Les équipes se mobilisent comme dans une salle de rédaction. Tout est préparé, les principaux messages du candidat sont préformés avec des visuels à l’appui, de même que ceux qui ont vocation à contrer l’adversaire.

On assiste à une programmation de la communication réseau social qui va accompagner la prise de parole. Les éléments de langage de l’ensemble des candidats étant connus, on est capable de diffuser la petite phrase au bon moment sur le hashtag de l’émission quand il s’agit de Twitter ou sur un hashtag que l’on essaie d’imposer.Cette mobilisation est permanente et s’exprime à chaque fait d’actualité. C’est une forme de guérilla numérique.

Des fichiers de sympathisants actifs sur les réseaux sociaux ont été constitués. Au hashtag #Penelopegate, les fillonnistes opposent #StopChasseàlhomme visant ainsi à "victimiser" leur candidat et à appeler les militants à le protéger et à faire passer le message selon lequel la droite se fait voler son élection.

 Mesurer l’efficacité de telles actions n’est pas évident. Cette guérilla agit certainement sur le noyau dur, déborde sur les partis connexes , influence indirectement la sphère médiatique et le public.  

 

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